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La dixième planète

Edmund Cooper

Denoël, 1976

Chapitres 1 à 6

Le dernier vaisseau à quitter la Terre agonisante pour Mars a été saboté par des Terriens condamnés à rester sur leur planète ; 3 explosions tuent l’équipage et la partie transportant les morts « voyage jusqu’aux limites mêmes du Système solaire. »

Chapitres 7 à 12

Idris Hamilton, commandant du vaisseau se réveille : un cerveau dans un bac, mais vivant, avec toutes ses facultés (intelligence au-dessus de la moyenne) ; il se décrit comme « une colonie de cellules dans un système qui [le] maintient en vie ». Une voix lui apprend que son vaisseau a été repêché, lui-même ramené à la vie, de même que les enfants et une professeure que transportait le vaisseau. Ils sont sur Minerve, la dixième planète du Système solaire ; plus précisément dans le sous-sol de Minerve car, à la surface, la température glaciale et l’atmosphère sont peu propices à la vie. Peu à peu, il est équipé afin de pouvoir entendre, parler, voir. Il exige de voir les enfants mais, pour cela, son psychochirurgien, le Dr Manfrius de Skun, lui impose d’attendre d’avoir un nouveau corps, un clone dont l’évolution du cerveau a été arrêtée à un stade précoce.

Hamilton apprend que depuis sa mort, cinq mille ans plus tôt, la Terre, la Lune et Mars sont morts de la surexploitation des Terriens. Les Minerviens sont les derniers humains, une population stable de dix mille personnes vivant sous la loi de Garfield Talbot, commandant des vaisseaux terriens arrivés sur Minerve, et de son livre testament, Le symbole de Talbot.

Zylonia de Herrens, fonctionnaire du Ministère de la santé mentale, qui prend soin de lui depuis son réveil, s’est portée volontaire pour vivre avec lui.

Chapitres 13 à 22

Hamilton se réveille dans son nouveau corps. Après avoir frappé deux techniciens qui tentaient de lui barrer l’accès à la porte, il obtient de voir les enfants rescapés de son vaisseau, désormais de jeunes adultes, et leur professeure. Peu à peu, guidé par Zylonia devenue sa maîtresse, il découvre la société non violente et policée des Minerviens ainsi que leur monde souterrain composé de cinq villes reliées par un monorail appelé la Voie. Il découvre aussi qu’une partie de la population est hostile aux travaux du Dr de Skun et se réjouirait de le voir déclaré fou ; ce qui signerait l’échec de la transplantation cérébrale, la fin de la possibilité d’immortalité qu’elle offre aux hommes et des recherches de Skun.

À la lecture de son livre, Hamilton comprend que Talbot « avait été une sorte de Raspoutine, mêlé d’Adolph Hitler et de Mahatma Gandhi », un autocrate religieux et fanatique. Utopiste, il avait veillé à ce qu’il n’y ait ni système monétaire, ni propriété privée, mariage ou famille sur Minerve. Pour un contrôle strict de la démographie et de l’amélioration génétique de l’espèce, la procréation était soumise à son autorisation, puis après sa mort, à celle des dirigeants. Une fois sevrés, les enfants intègrent une crèche communale et sont entièrement pris en charge et éduqués par des professionnelles.

Afin de ne pas compromettre les travaux de Skun, Hamilton se prête aux observations, examens, et entretiens divers. Cependant, il nourrit le projet de réunir un équipage pour regagner la Terre à bord de l’Amazonia, dernier vaisseau spatial sur Minerve ; mais, en attendant son heure, il semble s’adapter. Jusqu’au jour où, sous l’emprise de la jalousie, il frappe un ancien partenaire de Zylonia.

Chapitres 23 à 37

Bénéficiant de circonstances atténuantes, à savoir, être un Terrien ressuscité et de ce fait, pas entièrement responsable de ses actes, Hamilton est condamné à quatre-vingt-dix jours de réclusion. Réclusion plutôt confortable, mais au cours de laquelle son ami Manfrius de Skun est victime d’une crise cardiaque. Le F. A. T. (Fidèles à Talbot), parti dominant, posant un veto à toute option de soin, le laisse mourir. Mary Evans, la professeure terrienne rescapée de son vaisseau, vient vivre avec lui dans sa geôle de luxe. Une jeune inconnue du nom de Damaris de Gaulle lui rend visite. Elle représente un groupe de jeunes, les Amis de la Voie, et lui demande d’être leur guide pour « mettre fin à un mode de vie fossilisé ». À sa libération, Mary étant enceinte, Hamilton comprend que le temps leur est compté. Il va donc, la nuit, rencontrer les Amis de la Voie qui lui font bon accueil.

Lors d’une de ces rencontres nocturnes, Hamilton frappe l’un des jeunes gens qui s’est avéré être un agent du F. A. T. et ce dernier fait une chute fatale. Sur Minerve, nul lieu où se cacher, pas de peine de mort. Pour Idris Hamilton, cette fois, c’est l’exil.

Revêtu d’une combinaison, muni d’un équipement lui assurant vingt heures de survie, Hamilton se retrouve à la surface de Minerve. Par un long détour afin d’échapper à la surveillance des Minerviens et malgré la tempête de neige d’hydrogène, il gagne l’astroport où est l’Amazonia. Observant la tour de contrôle, il voit soudain des lumières, un signal qu’il reconnaît : S. O. S.

Alors il court jusqu’à la tour, le sas est ouvert, il entre, exécute les manœuvres du changement d’atmosphère en contenant difficilement son impatience, entre enfin dans le vaisseau et se retrouve face au pistolet anesthésiant tenu par Mary. Laquelle en le voyant, lâche son arme et se jette dans ses bras. Utilisant alors son habileté au poker et le dernier message de Talbot aux Minerviens, Hamilton parvient à contraindre le Président de la ville du spatioport à connecter les quatre autres villes afin que tous les dix mille Minerviens puissent l’entendre exposer sa menace et sa demande.

Cela fait, ils quittent la tour de contrôle et s’enferment dans l’Amazonia pour attendre.

Alors qu’ils sont installés dans le vaisseau, prêts à décoller, le temps leur paraît long jusqu’à l’instant où Mary les voit arriver et en avertit Idris. À peine ont-ils réalisé ce qu’il se passe que retentit la voix de Damaris de Gaulle annonçant l’arrivée de l’équipage de volontaires pour le retour sur Terre.

*

Ce qui a motivé mon choix : la limite à l’imaginaire. L’auteur a imaginé un monde presque sans violence tout en conservant l’origine de la violence : les rapports de domination. Le personnage principal est décrit comme un mâle dominant de même que les membres du F. A. T. et c’est d’eux que viennent toutes les violences du récit. Comme si l’imaginaire ne pouvait s’affranchir de la relation de domination.

Chantal

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