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Le Boiseleur

Gaëlle Hersent et Hubert

Éditions Soleil, collection Métamorphose, 2019

Dans Solidor, l’oreille du passant était éveillée à chaque pas par des milliers de roucoulements. « Les habitants y avaient développé une vraie passion pour les oiseaux exotiques, et chaque maison se devait de comporter une cage avec au moins un oiseau. » Dans cette ville lointaine, Illian est un apprenti sculpteur très doué qui enrichi son impitoyable maître Koppel en créant des cages absolument magnifique pour y enfermer ces volatiles. Il a peu de temps pour lui, tenu qu’il est par son contrat qui lui empêche toute pause et vagabondage. Il rêve de posséder son propre oiseau et sculpte, en toute discrétion, un rossignol dans un rebus de bois. Surpris par son maître qui se met dans une colère noire aussitôt apaisée par sa fille qui s’approprie l’oiseau de bois pour son anniversaire.

Illian est loin d’imaginer les répercussion qu’auront ce geste sur toute la ville. Les commandes affluent rapidement et chaque habitant vient faire faire le portrait de son oiseau fétiche. C’est un énorme succès mais à quel prix ?

Le récit est une fable douce amer d’une société bourgeoise qui repose sur la consommation et la distinction. Elle met en scène les relations d’exploitations utilitaires entre un maître et son apprenti ainsi que la faune au service de besoins humains très temporaires. Elle est servie par un dessin très beau, une création graphique imaginative, des couleurs et une mise en page qui déversent parfaitement le récit.

 

 

 

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